Le Diable à Bruxelles

Fruit d’une collaboration entre plusieurs membres de MICM-arc, le projet du « Diable à Bruxelles » a vu le jour à l’occasion d’une participation au colloque Cartographier les récits documentaires et fictionnels (Clermont-Ferrand, 17 novembre 2012) et se base sur une lecture multidisciplinaire d’un ouvrage paru à la moitié du 19e siècle.
A la rencontre entre les genres documentaire et fictionnel, les 4 tomes du « Diable » s’inscrivent dans la tradition de la littérature panoramique, très en vogue à cette époque. Ils trouvent leur modèle dans un « Diable » parisien, paru quelques années avant son équivalent bruxellois, édité par la Librairie Polytechnique d’Aug. Decq en 1853.
A travers les observations d’un narrateur omniscient qui affirme pouvoir s’aventurer partout, les deux auteurs (Louis Hymans et Jean-Baptiste Rousseau) esquissent un tableau orienté des pratiques citadines de la bourgeoisie moyenne et offrent ainsi une vision incarnée des structures socio-spatiales de la ville. C’est ce que nous avons souhaité révéler, à travers un exercice cartographique exploratoire.

S’inscrivant dans le contexte des cours d’Histoire comparée des arts (Laurence Brogniez), de Géographie culturelle (Jean-Michel Decroly) et de leurs séminaires communs, le travail collectif élaboré autour du « Diable à Bruxelles » va se poursuivre à travers des publications et la confrontation avec d’autres textes similaires.

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